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du
Bois d'Oingt
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Dernière mise à jour du site :
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- Louis Pradel -
Louis Pradel maire de LYON durant plusieurs
années et fondateur de la "roseraie"
de LYON. C'est par son souvenir que la commune
du Bois d'Oingt se trouve ornementée d'une
multitude de rosiers qui lui valent l'appellation
de "village des roses" depuis 1980 au
Pays Beaujolais des Pierres Dorées.
Louis Pradel, né le 15 décembre
1906 à Lyon et mort le 27 novembre 1976
à Lyon, a été maire de Lyon
de 1957 à 1976.
- John McGrew -
Le musée John McGrew au Bois d'Oingt :
JOHN McGREW, 1910-1999 : un peintre américain
extraordinaire qui a vécu au Bois
d'Oingt durant presque un quart de siècle.
Il est l'auteur des trois grandes peintures
murales qui ornent la place principale du
Bois d'Oingt.
Le musée John McGrew est situé
sur la charmante petite place de l'ancienne
église.
Le musée abrite principalement des
tableaux de John McGrew mais aussi de grandes
sculptures, des dessins et des peintures
de Miguel Le Bacon et de Christian Goupil
qui furent ses disciples et amis.
Pionnier du dessin animé américain,
John McGrew est cité pour son originalité
dans plusieurs ouvrages importants consacrés
à cette forme d'art. Engagé
chez Warner Bros en 1938 comme lay-out man,
sa grande culture fera de lui le maître
à penser de l'équipe dirigée
par le célèbre père
de Bugs-Bunny, de Beep-Beep et de Daffy-Duck
: Chuck Jones. Ce dernier viendra au Bois
d'Oingt en 1992 spécialement pour
revoir John McGrew.
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Une belle biographie de John McGrew, contenant
de nombreuses photographies, a été
publiée du vivant du peintre par les éditions
Dreamland à Paris, édition malheureusement
épuisée mais dont on peut emprunter
un exemplaire à la médiathèque
du Bois d'Oingt.
Peintre virtuose, John McGrew possédait
une pleine maîtrise de toutes les techniques
picturales du passé comme du présent.
Il aurait pu être un excellent faussaire
s'il avait voulu. Il n'ignorait rien de l'art
contemporain mais c'est délibérément
qu'il avait choisi de s'exprimer principalement
dans un langage figuratif classique, donnant ainsi
la primauté à l'expression claire
des idées plutôt qu'à des
recherches plastiques de surface. Il disait que
le style d'expression choisi devait être
fonction du sujet traité et non imposé
sur le sujet.
L'ensemble de cette démarche fait de sa
peinture quelque chose de très singulier
absolument à contre-courant de son époque
à laquelle, du reste, il n'a pas cherché
à plaire.
John McGrew estimait que les impressionnistes
et les écoles qui ont suivi, dans une réaction
juste contre la peinture officielle " pompier
" du 19ème siècle, avaient
néanmoins réduit le champ de la
peinture en la privant, dans une certaine mesure,
du droit d'exprimer avec force de grandes idées.
Bref, sa peinture est franchement philosophique,
voire mystique.
Ce dernier adjectif n'est pas inapproprié
si l'on songe que John McGrew a consacré
une partie importante de son temps à étudier
dans diverses écoles que l'on peut qualifier
d'ésotériques, telles que celle
de Gurdjieff (une forme de yoga très élaboré)
ou, plus récemment, Eckankar (la notion
de " Eck " est assimilable à
celle de Saint-Esprit).
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Mais, quelle que soit l'étude entreprise,
John McGrew, homme d'une grande culture
tout aussi bien qu'américain pragmatique,
a toujours su y apporter un esprit critique
et un scepticisme de bon aloi. Cette attitude,
et une très grande exigence intellectuelle,
demeurent indispensables à tout chercheur
de vérité, à partir
du moment où il a atteint un certain
niveau sur la route. Ainsi John McGrew a-t-il
su se garder à temps des nombreuses
pistes, inégalement informées
ou suspectes qui fleurissent dans ce domaine
à notre époque.
Dans cette ligne-là, avait été
peint un très grand tableau intitulé
" La Montagne Mystique ".
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Toutes les croyances religieuses imaginables
y sont représentées, sauf qu'au
sommet ne demeure plus que la lumière :
on est au-delà de toute forme ! (note :
ce tableau appartient à une collection
particulière).
La peinture de John McGrew consiste essentiellement
en un regard objectif, apparemment dépassionné,
sur la condition humaine et sur les grands mythes
de l'humanité représentés
en ce qu'ils ont de commun, quelles que soient
les époques et les civilisations. C'est
le cas, par exemple, du tableau intitulé
" Vénus-Ishtar-Marie " qui montre
une synthèse entre plusieurs " déesses
" féminines, ou des cinq grandes toiles
de la " Somme " (à l'instar de
la Somme de Saint-Augustin) qui fait référence
à l'astrologie tout aussi bien qu'au mythe
de la caverne de Platon.
L'uvre la plus singulière du musée
est peut-être le triptyque intitulé
" Romains XIV-14 ", trois toiles de
grandes dimensions (deux mètres sur trois)
qui stimulent la largeur d'esprit et stigmatisent
l'intolérance. Et l'uvre, sans doute
la plus émouvante, parce qu'elle fut achevée
quelques jours seulement avant la mort du peintre
est " La Conquête du Monde par Coca-Cola
". Dans ce tableau, on voit l'humanité
fuir, épouvantée, devant une armée
de bouteilles de coca-cola !
Dans les dernières années de sa
vie, John McGrew avait pris la nationalité
française, et cela uniquement par attachement
à la France, et au Bois d'Oingt. Il avait
beaucoup d'humour aussi. Le dernier geste pictural
de cet américain-français fut -et
la chose est notable- un acte d'humour et un bel
hommage à la vieille civilisation européenne
Un mot sur Miguel Le Bacon et Christian Goupil
dont les sculptures, peintures et dessins figurent
au musée John McGrew : tous les deux ont
été élèves de l'excellente
école Emile Cohl à Lyon.
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Ils étaient très doués
en dessin dès leur plus jeune âge
et, en ce qui concerne Miguel Le Bacon,
John McGrew avait eu la surprise de voir
arriver un jour à son cours de peinture
un petit garçon de douze ans et demi
qui dessinait déjà comme un
maître et dont l'acharnement au travail
et la motivation artistique étaient
absolument étonnants.John McGrew
a connu Christian Goupil quelques années
plus tard, quand il l'avait pris comme assistant
pour l'exécution d'une grande peinture
murale.
Un autre intérêt du musée
John McGrew est que certaines pièces
en ont été entièrement
décorées par le peintre, avec
autant d'astuce que de goût et d'originalité,
notamment le
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grand salon où se donnent parfois des
concerts, organisés par le violoncelliste
André Gonnet, et qui peut recevoir environ
quatre-vingt personnes.
Pour visiter, il est conseillé de prendre
rendez-vous au 04.74.71.72.95. La visite est gratuite.
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